Sierre-Zinal, 12 août 2001, trois copains, trois courses ...
Je n'ai pas grand chose à ajouter aux commentaires enthousiastes de mes deux comparses.
Vous l'aurez compris la course se présente en trois parties : une première partie très pentue (1400 mètres de dénivellation sur + /- 7 Km) ; une seconde partie (17 kms environ) dans laquelle des côtes parfois assez raides (comme l'arrivée à l'hôtel Weisshorn) succèdent à des portions plus faciles ; enfin la descente (7 kms environ) d'abord douce et caillouteuse, puis franchement raide.
En 2000, je m'étais lancé dans l'aventure sans grande préparation (je n'étais pas encore membre du GAL à l'époque). Conséquences : j'avais un peu ramé pendant les 10 derniers kilomètres : ce n'est donc pas sans quelques appréhensions que j'ai pris le départ cette année.
Même si sur le papier la première partie est la plus dure, il n'y a pas lieu d'en faire un « fromage ». C'est vrai que ça grimpe sec, mais comme pour la plupart des concurrents, il s'agit de marcher vite et non de courir, ce n'est pas trop difficile de gérer son effort (personnellement j'avais pris l'option cardio : je n'ai jamais dépassé 160 pulsations).
Après les 7 kilomètres de montée (52' pour le premier, 1h18 pour moi), il faut (re)trouver un rythme de course : ce n'est pas si évident car après la marche rapide, les « muscles de course » rechignent un peu à ce mettre en route. Par ailleurs la partie intermédiaire de la course, en théorie plus facile, présente encore quelques raidillons qui alternent avec quelques descentes qui font mal aux jambes et au moral (car on sait que tout ce qui est descendu devant être remonté..) .
La descente reste la partie épique de l'épreuve. Au début c'est plutôt agréable de pouvoir un peu allonger sa foulée. Rapidement toutefois, les cailloux, puis dans les derniers kilomètres, la raideur de la pente (sans oublier la fatigue aussi), contraignent à reprendre une foulée « hachée » et irrégulière. Même les petits pas ne permettent pas nécessairement d'éviter les chutes : personnellement (mais sans doute suis-je maladroit ?), je me suis retrouvé deux fois au tapis.
A 1 km de l'arrivée se trouve l'un des rares panneaux kilométriques (pour le reste, est annoncé en cours de parcours, le pourcentage de l'effort restant à accomplir). A ce moment, mon chrono indique 3 h 55' et 50 secondes. Pour être sous les 4 heures (et ainsi atteindre mon objectif « inavoué »), j'ai donc dû me faire un peu mal... ayant préservé 15 secondes par rapport à la limite « fatidique », je n'ai aucun regret.
Que retenir de tout cela ? Cette course n'a rien d'inaccessible : même si l'effort est plus long, elle est probablement moins exigeante qu'un marathon. Mais l'essentiel est ailleurs : le site est fabuleux et l'ambiance surtout est extraordinaire. On a vraiment l'impression que c'est toute une vallée qui se mobilise pour la course. Les bénévoles se comptent par dizaines et sont vraiment aux petits soins avec les coureurs. Rien n'est laissé au hasard (ah ! la précision suisse) : à l'arrivée on a d'ailleurs droit à un petit massage et on peut accéder aux douches et à la piscine de l'ancien club Med de Zinal : divin mais au combien mérité...
Jean-François Neven (du Racing Club de Bruxelles)
Infos : une marche est également proposée sur la même distance. Le départ de la marche est fixé à 5h00 alors que la course démarre à 9h00. La marche ne donne pas lieu à un classement, la course, oui. 757 coureurs sont classés. Le premier termine en 2h30'59" (nouveau record de l'épreuve) ; pour la première fois cette année, une femme a terminé sous les 3 heures Pour la petite histoire : lors de la première édition (en 1974) Gaston Roelants avait terminé second en 2 h 45.
4 membres du GAL étaient au départ (et à l'arrivée)
José Azevedo, 56ème, 3h11'49"
Didier Hakin, 199ème, 3h43'56"
Jean-François Neven, 318ème, 3h59'44"
Ivan Rosenbaum, 661ème, 5h00'23"
José Azevedo, 56ème, 3h11'49"
Didier Hakin, 199ème, 3h43'56"
Jean-François Neven, 318ème, 3h59'44"
Ivan Rosenbaum, 661ème, 5h00'23"
Source: http://racingclub.ibelgique.com/
